Le commencement

« Et si on créait l’équivalent des Oscars en Martinique pour les jeunes ? », s’écria l’un.
« Oui, une cérémonie de récompense où l’on mettrait en avant des jeunes qui réussissent, mais comment l’appellerait-on ? » s’interrogea une autre.
« Lumina ! Comme Lumina Sophie, nous l’appellerons les LUMINAS 2012. »

Voici donc comment naquirent les LUMINAS 2012 : les grands trophées de la jeunesse de l’initiative d’une trentaine de jeunes âgés de 16 à 30 ans.

Un projet ambitieux nécessitant un travail considérable de bénévoles qui devaient également mener à bien leurs activités professionnelles ou leurs études. Jamais à cette époque, ils ne mesuraient alors l’engouement qu’ils avaient suscité au sein de la population martiniquaise qui attendait avec impatience ce genre d’initiative.
Ces jeunes voyaient en ce projet l’occasion pour la jeunesse martiniquaise de se montrer sous son meilleur visage, d’être mis en avant pour son talent, ses compétences et non pour des faits de violence dont on dit souvent qu’elle est coutumière.

Ce projet fut beaucoup soutenu car il avait d’original d’être mené intégralement et exclusivement par des jeunes, dont le but avoué était de créer et mettre en avant des exemples de réussite pour des milliers de jeunes que l’on dit sans repère.

à l'origine

Le concept « Les Luminas » inventé par le conseil départemental de la jeunesse se décline sous plusieurs angles :

« Les Luminas, les grands Trophées de la Jeunesse » ( Cérémonie de récompense )

Le 1er Juillet 2012, les « Luminas, les grands trophées de la jeunesse » ont rassemblés plus de 1500 personnes à l’Atrium. Plus de 500 candidatures ont été récolté par le CDJ  à travers la Martinique et 23 jeunes furent récompensés. Les parrains étaient Jocelyn Beroard et Esy Kennenga.

 Les Luminas, la grande Soirée de la Jeunesse (Célébration de la jeunesse en action).

Le 15 Juillet 2015, « Les luminas, les grands trophées de la jeunesse » ont rassemblés plus de 1000 personnes à l’Atrium. Il s’agissait de mettre en avant toutes initiatives positives de la jeunesse martiniquaise. L’évènement dura 4 heures et fut retransmise en télévision le 15 Aout 2014 sur Martinique 1ère.

«Manmay Lumina», accompagnement médiatique des jeunes actifs.

Suite au « Lumina 2012, les grands Trophées de la jeunesse », le Conseil Départemental de la Jeunesse a tenu à proposer un accompagnement aux jeunes révélées par cette dernière. Cette initiative en partenariat avec le quotidien France-Antilles a pour objectif d’offrir une tribune médiatique à cette jeunesse pleine de talent.«Manmay Lumina » paraît chaque Mercredi dans le quotidien, en permettant également de mettre en avant d’autres jeunes actifs de la Martinique.

 « La Lumina TV » ( valorisation de la jeunesse ACTIVE martiniquaise )

« #LuminaTv » prend la suite des LUMINAS qui cherchent à mettre en avant la jeunesse martiniquaise dans différents domaines. Cette webtv alternative consacrée à cette même population,tachera de suivre cet objectif de manière plus récurrente, avec des portraits de jeune dynamique, de start-up innovantes, etc…
Afin de créer des exemples de réussites.

Pourquoi Lumina ?

« LUMINA SOPHIE » dite SURPRISE, naît le 5 novembre 1848, juste après l’abolition de l’esclavage, en Martinique dans la commune du Vauclin.

Sa lutte

Au début de l’année 1870, LUMINA a 21 ans, elle est résistante, et dotée d’une forte personnalité quand elle fait la connaissance de Léopold LUBIN, un noir du Marin, membre d’une famille d’entrepreneur de travaux publics. Celui-ci lourdement condamné dans une affaire l’opposant à un jeune commissaire européen de marine et chef de service au bourg du Marin. Un mouvement de solidarité active à laquelle s’associe LUMINA, se développe.

Le 22 septembre la population du Sud de la Martinique se soulève et elle fait partie des insurgés. Elle est alors enceinte de deux mois. Mais l’insurrection est rapidement vaincue et sera arrêtée le 26 septembre 1870 à Régale sur l’Habitation Eugène LACAILLE. Par la suite, elle fut incarcérée au FORT DESAIX.

La Prison

En avril 1871 elle accouche, à la prison centrale de Fort-de-France, d’un garçon que l’administration pénitentiaire nomme Théodore LUMINA. Mais l’enfant est immédiatement séparé de sa mère. Son procès se déroulera du 22 mai au 8 juin 1871. Elle sera punie et condamnée aux travaux forcés à perpétuité pour incendie et participation active à l’insurrection.

LUMINA SOPHIE arrive au bagne de Saint-Laurent du Maroni, en Guyane le 22 décembre 1871. Son fils Théodore meurt à 14 mois, à la prison de Fort-de-France, le 10 juillet 1872.
Elle meurt d’épuisement, de maladie et de mauvais traitements, le 15 décembre 1879 à Saint-Laurent du Maroni. Elle est alors âgée de 31 ans.

Valeurs incarnées par Lumina Sophie :

  • Courage et persévérance
  • Lutte contre l’injustice
  • Jeunesse et dynamisme
  • Sens de l’initiative
  • Détermination et ambition

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